14 octobre 2008
On devrait s'en foutre!
Ce matin, j'ai retrouvé mon pull fétiche... Ca faisait un mois que je le cherchais avec ardeur. Je l'avais même remplacé, la mort dans l'âme, en achetant une pâle copie de chez Mango... Vous vous dîtes sûrement que j'ai du l'oublier négligemment quelque part, sans le moindre scrupule. C'est ce que je croyais jusqu'alors. En fait, il était soigneusement plié, rangé dans mon placard, parmi ses congénères pulls. Vous me direz, ça semble plutôt conventionnel. Justement. Il était trop bien rangé pour que je le trouve! La prochaine fois je vous raconterai mes retards pathologiques...mais je ne sais pas si vous le méritez!
Quand les profs causent féminisme
Hier soir, j'étais en cours de psychanalyse. Je m'ennuyais ferme. L'inceste, bla bla bla, la scène originaire, bla bla bla. A un moment, le prof se décide à parler des femmes. Les femmes d'aujourd'hui. Je tends l'oreille. "On a encore du progrès à faire du côté du droit des femmes" dit-il, jusque-là je suis d'accord avec lui. Il enchaîne : "Mais du côté des mères, c'est le trop-plein, le surinvestissement". Les mères sont toutes puissantes selon lui. Peut-être. Il continue sur sa lancée en disant que les femmes ont du mal avec leur être-femme et beaucoup moins avec leur être-mère. Je me dis en moi-même que c'est peut-être le seul endroit où elles ne sont pas en concurrence avec les hommes, que si certaines investissent autant la maternité c'est peut-être parce que c'est le seul "lieu" où elles ont une vraie importance, un réel pouvoir si on peut dire.
Puis, il parle de ces femmes qui ne veulent pas d'enfant, par choix (merci) ou par impossibilité biologique. Pour la psychanalyse l'impossibilité biologique ça peut être aussi une manifestation de l'inconscient qui tendrait à empêcher une grossesse dangereuse pour l'équilibre psychique. Mais, passons. ces femmes donc, celles qui ne veulent pas se reproduire, les militantes, celles qui le revendiquent, celles qui ouvrent leur gueule finalement, sont toujours selon mon prof, dans la même obsession que les femmes qui veulent à tout prix un enfant. Elles se décrivent à travers la maternité, mais en creux. C'est exactement la même chose mais inversée. Un genre de dénégation peut-être. Donc, on a pas le choix, quoi qu'on dise ou fasse, on ne peut éviter la question. Juste tourner autour. Il rajoute une cerise sur le gâteau, ces femmes-là sont souvent frigides... Bein, voyons, il nous fallait bien une petite banalité pour clore le débat.
Alors, là je repense à ces prétendues difficultés d'être-femme. La bonne blague. Si on nous bassine à longeur de temps avec la maternité, qu'on nous dit implicitement qu'on ne peut y échapper, c'est pas étonnant qu'on ait du mal à se définir en tant que femme (sans enfant)...
01 octobre 2008
Petit sketch
Je sais que vous mourrez d'impatience de lire mon article sur les coulisses au combien palpitantes de l'administration, que vous êtes au bord du gouffre,etc. Je sais tout ça... Je comprends. Il est en préparation alors ne vous suicidez pas tout de suite. Quoique, ce n'est pas une si mauvaise idée que ça vu le contexte actuel! Bref! en attendant, je vous propose un petit sketch de l'une de mes humoristes préférées. C'est à propos de la grossesse! Drôle et subversif.