26 février 2009
Me revoilà!
Salut les amis (et les autres)!
Ca fait un bail, je sais. Je vous ai délaissés, je sais. Mais aujourd'hui je reprends les rênes de ce blog parce que merde, il y a encore des choses à dire!
Il y a peu, je découvre un joli article d'une connaissance vegan, il ressemble pour beaucoup à l'un des articles qui a précipité mon végétarisme.
Lisez plutôt!
"1/ Durant les 20 premières années de ma vie, je ne me préoccupe pas de ce qui se trouve dans mon assiette. Je mange du "blanc de poulet", du "steak", des tranches de "jambon", du "foie gras". Pour moi ce n'est que des mots ainsi donnés à de la nourriture. Je ne me pose pas plus de question que cela, et pourtant j'aime les animaux ! J'aspire depuis toute petite à devenir vétérinaire, je récupère toutes les petites bêtes blessées à la maison, hérissons, pigeons, crapaud, mais au niveau de la bouffe, rien, et c'est pas que je veuille fermer les yeux sur la réalité hein. mais rien.
Bon, on sait tous qu'on mange des animaux. Mais ça va pas plus loin que ça. Quand on mange "des particules de nerfs, de tendons, de vaisseaux sanguins ou d'os* mêlées à de la chair animale broyée, le tout, inséré dans un boyau (naturel ou synthétique)", on mange de la saucisse, on banalise, on sait même plus ce qu'on bouffe putain et moi ça m'énerve ! je rappel quand même qu'un boyau c'est ça et c'est par là que circule la bouffe digérée, (la merde quoi soyons direct ^^ ), par les porcs. pouah ! *(les saucisses industrielles sont faites avec de la viande désossée mécaniquement, donc un peu de tout se retrouve dans les saucisses,miam)
Le rapport que l'on a vis à vis de la nourriture n'est plus le même. Ce qu'il a dans votre assiette , c'est tout bonnement, de la chair animal. C'est pas simplement un aliment comme le sont les lentilles, le pain, les oranges ! C'est le résultat de la séquestration d'un être vivant, de sa mise à mort, et de l'étalage de sa chair dans le rayon viande de carrefour.
Les gens ne font plus le rapport entre l'animal vivant, et le steak dans leur assiette, et ça, c'est grave.
2/ Puis après mon BAC S, je suis admise à l'institut universitaire et technologique de périgueux, en filière agricole, pour deux ans. Visite de ferme d'élevage, d'abattoir, on étudie à peu près tous les systèmes agricoles. Entre les deux années, on effectue un stage obligatoire en exploitation. J'ai donc écris le pavé qui va suivre y'a quoi.. 1an et demi presque, à la sortie du stage :
"J'ai décidé de rédiger ces lignes pour faire part de mon ressenti, je trouve important de montrer la réalité telle qu'elle est. Ouvrir les yeux, et enfin comprendre dans quel monde nous évoluons, c'est le travail que chacun d'entre nous devrait faire...
"- En tant qu'étudiant en génie biologie, option agronomie, vous devez, pour valider votre diplôme, effectuer un stage de huit semaines en exploitation agricole...
- Un stage de huit semaines ? En exploitation polyculture élevage oui... Qu'est ce que l'on va bien pouvoir faire dans une ferme ? Soigner les bêtes, donner du foin, pailler les boxes, des trucs de fermier quoi..."
Arrivée à la gare, on passe me chercher en voiture. Trente-cinq minutes plus tard, on arrive sur l'exploitation : des parcelles à perte de vue, un soleil éblouissant les champs de colza dans un décor magnifique, pâturages verts et ciel bleu... Un beau commencement... Mais je suis loin d'imaginer ce qui m'attends...
On me présente à la famille et aux personnes travaillant ici. Tout le monde est très accueillant, je me sens bien et je me dis que je vais passer un bon séjour en leur compagnie. Logée, nourrie au sein même de l'entreprise, je vais passer huit semaines immergée dans le monde agricole, dont je n'ai vraiment aucune connaissance. C'est une découverte, je suis alors encore "omnivore" et je suis à des années lumières de la vérité...
Le troupeau de chèvres laitières:
Un troupeau de deux cents chèvres laitières attend dans la stabulation. Je suis extasiée devant toutes ces bêtes. Insouciante fille de la ville, je me réjouis pour la première fois d'aller faire la traite, pouvoir les voir de près, les toucher, les caresser...
Les bêtes défilent sur des quais. Elles sont à notre hauteur. On leur applique à la main des gobelets trayeurs. Pendant la traite, on leurs donne du grain pour les distraire. Elles sont toutes conditionnées à cette tâche quotidienne : entrer sur le quai, passer la tête entre les cornadis (deux barres de fer pour avoir la tête maintenue), manger, attendre, et ressortir..
Quelques unes sont quand même apeurées avec le bruit de la trayeuse, les chiens qui aboient... J'essaye d'en maintenir une qui manque de tomber du quai. Elle réussit à s'enfoncer un clou dans la paupière et elle force dessus pour s'échapper. De mon côté, j'essaye de lui enlever, mais elle a peur, et tire sa tête... Enfin elle s'en décroche, et passe sa tête dans les cornadis et mange... Je n'ose même plus la toucher, je me sens coupable de ce qui lui est arrivé...Puis une autre chèvre a ses cornes coincées dans les cornadis. Je m'en vais pour l'aider, car ayant réussi à passer sa tête, elle pouvait aisément la repasser une seconde fois. Mais j'arrive trop tard, un apprenti brandit une paire de cisailles et s'acharne sur les cornes de la pauvre bête qui se débat comme elle peut, la tête coincée dans les cornadis : écornée à froid. Je suis écœurée et je pars pleurer derrière le hangar. Comment peut-on faire une telle chose ? Il n'avait pourtant pas besoin de faire cela ! Que voulait-il me démontrer ?
L'abattoir et la viande:
Régulièrement, plusieurs chèvres partent à l'abattoir, et "reviennent" en morceaux dans des caissons isothermes. La viande est ensuite travaillée sur l'exploitation pour l'élaboration de produits transformés. Je n'ai pas accepté de rentrer dans les locaux de l'abattoir, je ne voulais pas voir cela. J'aurais peut-être dû maintenant que j'y repense, je n'étais pas encore végétarienne à l'époque, cela m'aurait peut-être plus vite décidé.
J'ai mis mes mains dans la chair, j'ai découpé des lambeaux, j'ai trié des poumons et des cœurs, et tout ça sans vraiment être dégoûtée, il fallait le faire, alors je l'ai fait, sans me poser de questions...
Le passage au végétarisme:
Les jours passent. Je m'occupe des chèvres, je fais les traites, le paillage. Parallèlement, je me renseigne énormément sur Internet, sur les conditions de vie des animaux dans les élevages industriels, sur le végétarisme. Je lis des témoignages, et petit à petit, j'ouvre les yeux. Je découvre de plus en plus de choses incroyables que je n'imaginais même pas. Comment la viande arrive dans mon assiette, les conditions pitoyables des poules de batterie, pourquoi boire le lait d'une autre espèce, comment peut-on continuer à tester des cosmétiques sur les animaux, alors qu'il existe des équivalents tout aussi cher non testés... Mais aussi la fabrication du cuir et le mode d'obtention de la laine m'interpellent.
Du jour au lendemain, j'ai un déclic, et cela deux semaines après mon arrivée à la ferme.
J'annonce la couleur. On me dit, que je ne vais jamais tenir, que ce n'est qu'une passade, une lubie. Je suis nouvelle dans le monde du végétarisme, pour moi, quinoa, tofu, seitan et autres aliment peu communs, ne me disent rien.
Il m'est dur de satisfaire à mon alimentation végétarienne au cours du stage en ferme : pas beaucoup de légumes, et beaucoup de pâté, rillettes, pot au feu, cassoulet aux repas. Je fais comme je peux, et je suis incomprise par les gens de la ferme, par leur amis qui viennent. On me rit au nez, je me fais toute petite. Baisser la tête... et se taire.
Le lait de chèvre:
Les naissances ont lieu. Deux cents petits sont arrachés à leur mère, parqués dans des boxes trop petits. Je n'ose plus entrer dans la stabulation. Je ne veux pas voir tout cela.Les chevreaux sont nourris au biberon, et quand ils ont deux mois, ils sont emmenés à l'abattoir par lot variant de cinq à dix individus.
Deux mois seulement... deux mois sans marcher, sans courir... deux mois à chercher la lumière, l'air et crier quand une ombre passe. Beaucoup de corps s'entassent, maladie ou faiblesse de naissance, certains se laissent mourir, comme s'ils savaient qu'il n'y avait rien à espérer. Aucun espoir, la mort est inévitable.
Les chevrettes, elles, rejoignent le troupeau des chèvres laitières, et donneront, à leur tour, naissance à un ou deux petits l'année suivante. Les chèvres sont jetées à l'abattoir à l'âge de trois ans, remplacées par du "neuf", quand on sait qu'une chèvre peut vivre jusqu'à l'âge de quinze ans...tout ça pour le profit, ne pas prendre en compte les intérêts de la chèvre à vivre, l'achever alors qu'elle entre à peine dans sa phase "adulte ", seulement parce que elle ne rapporte plus assez ??
Je m'interroge alors sur le lait. L'être humain est le seul mammifère à boire le lait des autres animaux. Il est également le seul à continuer à boire du lait après son sevrage. Le lait n'est pas adapté à l'alimentation humaine, c'est un fait que les grandes firmes contredisent pour continuer à se faire du profit sur notre dos.
De plus, en raison de nos méthodes modernes d'élevage, le lait est devenu un vrai concentré d'antibiotiques et d'hormones administrés aux animaux, ainsi que de substances chimiques utilisées pour traiter leurs aliments.
L'exploitation possède aussi des vaches à viande. Je me souviendrai toujours de ce jour-là, le jour où il a fallu enfermer un taureau dans un fourgon pour le mener à la mort. Une bête magnifique, jeune, une robe dans les marrons avec des dégradés de noir. Insouciante, elle s'est gentiment laissé conduire, je l'ai regardé dans les yeux, et je me suis retenu de pleurer, « désolé », j'ai murmuré, « désolé ».
Fin de stage
Enfin les huit semaines sont achevées. Je reviens dépitée, mais je ne me laisse pas abattre pour autant. Les jours passent et je me rends compte que finalement, s'il n'y avait pas eu ce stage, je ne me serai peut-être jamais posé ces questions, ou peut-être pas tout de suite.
Avec le temps, je diversifie mon alimentation. Je comprends que les protéines ne sont pas uniquement présentes dans la viande, que le lait n'est pas le seul à contenir du calcium, et qu'il faut alterner oléoprotéagineux et légumineuses. Je bois encore du lait et je mange encore des œufs, le manque de Vitamine B12 me fait peur.
Mon entourage accepte mon végétarisme. Je deviens de plus en plus forte aux pressions et remarques extérieures. Je me dis que de toutes façons, je sais que j'ai raison, qu'ils ne cherchent pas à comprendre et que tant qu'ils ne voudront pas ouvrir leur esprit sur ce sujet, ils n'avanceront pas.
Alors maintenant j'ouvre ma gueule, je ne me laisse plus marcher sur les pieds. Je suis fière d'être ce que je suis, de ce que je suis devenue, et pour rien au monde je ne changerai.
Je vais peut-être, à de nombreuses reprises, devoir supporter des remarques désobligeantes, et alors ?
Baisser les yeux et se taire... Plus jamais !"
Son blog ici
05 décembre 2008
Et bon appétit bien sûr!
Ah... Bientôt les fêtes... et son lot de repas claniques où l'on est réunis autour d'une jolie table décorée pour l'occasion. Et si on a bien regardé les émissions de Valérie Damidot on sait comment agencer sa table, ça vous change un Noël moi je vous le dis. Bref, cette année, comme toutes les autres, peu de gens vont échapper au sempiternel foie-gras dans leur assiette. Pour ceux qui vivent encore dans le monde des Bisounours (et croient encore au Père Noël, ça va de pair), je vous propose une petit résumé aperçu sur le gavage des oies.
"Les canetons ou oisons naissent dans un couvoir : les oeufs sont placés sur des chariots dans de grandes armoires à incubation.
Chez les canards, seuls les mâles sont gavés, l’utilisation des femelles est interdite. Le foie des femelles est trop nervé. Les oisillons sont donc triés par sexe dès leur sortie de l'oeuf. Il existe deux techniques pour le faire, soit par autosexage (pour certaines souches, la sélection génétique permet de différencier mâles et femelles par une tâche noire sur la tête des animaux), soit par retournement du cloaque.
Les femelles mulardes sont généralement éliminées (par broyage) après leur naissance.
A un jour, les canetons sont transportés dans un élevage qui les mènera jusqu’à la phase de gavage à l’âge de 80 jours environ.
Le gavage consiste à administrer de force à l’aide d’un tuyau enfoncé de la gorge à l’estomac de l’animal des aliments en grande quantité, très énergétiques et déséquilibrés. Cette opération prend 45 à 60 secondes avec la méthode artisanale. Elle ne prend que 2 à 3 seconde avec la méthode industrielles (largement prédominante) de gavage à la pompe hydraulique ou pneumatique. Les oiseaux sont gavés deux fois par jour.
En France, 75% des canards sont enfermés dans des cages de batterie où ils ne peuvent ni se lever, ni se retourner, ni étendre leurs ailes.
La recommandation de 1999 interdit l'usage des cages individuelles (la France n'applique pas cette recommandation...) Comme alternative à la cage individuelle, il existe la cage collective.
D'autres sont enfermés dans des parcs, utilisés pour les oies également.
Suite au choc du gavage, l’animal est pris de diarrhées et de halètements.
Le fonctionnement du foie est perturbé, l'animal a du mal à réguler la température de son corps, il développe une maladie appelée stéatose hépatique. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié qui atteindra presque 10 fois son volume normal, rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles. Les sacs pulmonaires sont compressés, le centre de gravité de l’animal est déplacé.
Outre la longue liste des maladies, troubles et le malaise général des animaux gavés et encagés, les statistiques de mortalité trahissent l'état de santé des animaux suralimentés. Le rapport de 1998 du Comité Scientifique vétérinaire mandaté par la commission européenne mentionne même des taux de 10 à 20 fois plus élevés en gavage qu'en élevage.
Au bout d'une douzaine de jours de gavage, les oiseaux sont alors emmenés à l'abattoir dans des caisses où ils sont entassés.
En période de gavage, les canards sont enfermés sur des sols durs (grillage, caillebotis...), ils développent des infections aux pattes.
Ils sont étourdis par électronarcose puis saignés.
Il arrive fréquemment que les oiseaux se réveillent avant ou en cours de saignée.
Ils sont ensuite plumés, éventrés, vidés, leur foie est prélevé est conditionné pour être consommable."
Informations trouvées sur le site L214
La photo vient du site : www.virtualsined.com/
22 novembre 2008
Quand le tiers-monde nourrit nos vaches
Alors que des millions de gens meurent de faim, de vastes régions du Tiers-Monde sont utilisées pour l'élevage du bétail ainsi que pour la culture du grain destiné à l'engraisser avant qu'il ne soit mangé en Occident. Il faut 7 millions de tonnes de céréales pour ne produire qu'un million de tonnes de viande. Il faut environ 10 kilos de protéines végétales pour produire 1 kilo de protéines animales sous forme de viande de boeuf. Un tiers des récoltes mondiales de céréales est destiné au bétail, d'où un gâchis de ressources alimentaires considérable.
De plus, les petits paysans du Tiers Monde sont expropriés par les milices des multinationales et les forces gouvernementales, la logique ultralibérale passant avant la sécurité alimentaire des populations locales. Ainsi, les populations meurent de faim alors que leurs propres terres sont exploitées par de grosses entreprises capitalistes. C'est le cas par exemple de l’Éthiopie qui produit du bœuf pour l’exportation. Les bœufs sont nourris avec des céréales qui font cruellement défaut aux populations locales. Cette aberration existait même pendant les grandes famines.
D’autres pays pratiquent à tort l’exportation déséquilibrée de leur grain vers l’Occident. Le Brésil, par exemple, exporte le quart de son soja pour des animaux de ferme.
Mais ce gâchis de protéines n’existe pas que dans les pays pauvres. Pour alimenter leurs animaux d’élevage, les États-Unis utilisent 160 millions de tonnes de grains c'est à dire 70% de leur production nationale. Et pourtant, toutes les prévisions s’accordent sur le fait que les céréales ne seront bientôt plus produites en quantité suffisante pour la population humaine. Chaque jour, 50000 enfants meurent de faim dans le monde. Produire un kilo de viande de bœuf nécessite 16 kilos de céréales, lesquelles seraient directement consommables.
Article piqué à Caro!
03 novembre 2008
Interview de Moby (Vegmag)
Voici l'interview du chanteur Moby, qui se trouve être vegan en plus d'être un artiste reconnu!
Interview recueillie par le magazine Vegetariens Magazine. (J'ai coupé quelques morceaux)
"Vegan depuis dix-huit ans et végétarien quatre ans avant cela, Moby utilise un langage clair allant droit au but dans sa musique et contribue à sa façon au mouvement de défense des animaux. Ses convictions sont clairement affichées dans son album "Animal Rights", à la sonorité punk rock, sorti dans les bacs en 1996, mais aussi dans son album "Play", meilleure vente en 1999, dont le livret détaille la morale, l'éthique de vie, liée au végétalisme. Avec son dernier opus "Hotel", Moby est en tournée une fois de plus, et ce afin de promouvoir sa musique mais aussi ses valeurs éthiques. Il nous a accordé un peu de son temps pour discuter de la vie sur la route, du veganisme, de Teany et aussi des questions plus existentielles.
Contrairement aux autres célébrités vegan qui ne l‘affichent pas, une part importante de votre public partage votre
éthique de vie. Cela vous donne-t-il l’impression d’être observé, que les gens analysent chacun de vos mouvements plus qu’ils ne le feraient autrement ?
Moby : Il arrive très couramment qu'on me demande " Ça ne te manque pas de ne plus manger de steak ?" et je réponds "Non, pas du tout. De toute façon je n'ai jamais aimé le steak". La seule question qui me rend vraiment fou est quand les gens me demandent ce que je mange, vous savez bien : "Ah, tu ne manges pas de viande, ok, mais qu'est-ce que tu manges alors?!" Si tu vas au supermarché et que tu regardes autour de toi, que tu regardes cet amoncellement de nourriture qui y est vendu, tu constateras qu 'il y a seulement différents produits à base de viande, et un million de produits différents qui ne contiennent pas de viande. Eh bien je mange ces millions de choses qui ne contiennent pas d'animaux.
Lorsque vous regardez derrière vous, jusqu'à aujourd'hui, pensez-vous qu'être vegan a été significatif dans votre façon de voir le monde, au-delà de ce que vous portez ou mangez ?
Moby : Je crois que c'est le meilleur choix que j'aie jamais fait, et ce pour un tas de raisons. Lorsque je suis devenu vegan il y a plusieurs années, je l'ai fait parce que cela me semblait être la bonne chose à faire, tout simplement.
Mais aujourd'hui, avec le recul, tout ce que cela peut englober ou représenter est immense du point de vue de la santé, du point de vue de la conscience des choses, d'un point de vue environnemental, et également d'un point de vue de culpabilité. Tous mes amis qui mangent de la viande se sentent obligés de se lancer dans un raisonnement, de se justifier chaque fois qu'ils introduisent un morceau de viande dans leur bouche. On voit qu’au fond d’eux, ils sont très troublés par ce qu’ils sont en train de faire, vous savez, certains d'entre eux sont préoccupés par ce qu'ils font. C’est pourquoi lorsque vous parlez à des mangeurs de viande et que vous leur demandez de regarder une video montrant ce qu’il se passe dans les abattoirs, ils vous répondent tous automatiquement : «non». Il y a une attitude défensive et une ignorance volontaire chez les gens qui mangent de la viande et c’est bien de ne pas avoir à se complaire dans ça.
Dans une interview récente, vous avez comparé la culture de la satisfaction immédiate que représentent le téléchargement et le culte de la célébrité à la junk food américaine. Pensez-vous que votre veganisme fait partie plus largement d’une façon d’être au monde qui favorise un rapport plus direct et plus profond avec lui ?
Moby : Encore une fois, les gens choisissent de devenir végétalien pour tant de différentes raisons. Certains de mes amis sont végétaliens pour des raisons purement éthiques -pour les droits des animaux- et mangent plus de junk food que le camionneur américain typique ! J'ai des amis qui sont des vegans punk, et je suis souvent dégoûté de certaines choses qu'ils mangent.
Et ils consomment tous ces tout nouveaux produits vegan.
Tout ce que nous faisons en ce monde moderne a un aspect négatif, donc ?
Moby : Ah oui ! C’est la face cachée du monde dans lequel nous vivons. Nous sommes tellement déconnectés des moyens de production de quasiment tout ce qui arrive dans nos vies. Et tout ce qui est produit l'est fait de manière non éthique. Mais il faut remettre cela en perspective, les choses semblent s’améliorer. Il y a tellement de travail à faire et beaucoup de chemin reste encore à parcourir mais les gens sont tellement plus conscients du végétarisme, du végétalisme, et des droits des animaux qu'il y a dix ou vingt ans. Cela peut être décourageant de se rendre compte du travail qu'il reste à faire, mais il est bon de temps en temps de se féliciter sur nos petites avancées, sur tout le travail que nous avons déjà fait.
24 août 2008
Belle leçon d'ouverture d'esprit!
Quelques petits commentaires plein de tolérance et d'intelligence glanés sur un forum où le thème de discussion était le végétarisme :
"Sans viande, pas d'humanité intelligente.
Et pour avoir fréquenter pas mal de végétariennes, mon expérience personnelle peut confirmer cela avec un haut niveau de certitude. Car aucune n'était une lumière, c'est le moins que l'on puisse dire.
Que voulez-vous donc les végétariens? Nous faire revenir au stade de bouffeur de noix décérébré? Mettre fin à l'intelligence humaine? Détruire la civilisation? C'est ça?" Je me demande ce qu'auraient pensé Einstein, Platon, Sénèque, Newton, Leonard De Vinci, Bouddha, Gandhi, etc si on les avait accusés de vouloir mettre fin à l'intelligence humaine!
"Par contre mes gosses, lorsque j’en aurai, mangeront de gré ou de force des protéines et des phospholipides d’origine animale, du boudin et du foie aussi, parce que vous pouvez les gaver de lentilles, de pain complet et de steak de soja tant que vous voulez, pour ce qui est de ces ressources là et surtout des ressources en fer et en magnésium dans l’alimentation, il n’y a pas mieux que le sang." Mmmmmmh les graisses animales, tellement bonnes pour la santé!
"C'est clair que si les végétariens se rendaient compte du nombre d'animaux qu'il faut génocider pour faire pousser une malheureuse salade, sur que l'argument du respect de la vie animale leur écorcherait un minimum la bouche." Réflexion débile. On évite ce qu'on peut éviter. Point.
"Hitler était végétarien, donc on peut être tres tres méchant ET ne manger que des salades." Hitler n'était pas tout à fait végétarien, et s'il évitait de manger certaines viandes ce n'est pas par respect de la vie (on sait qu'il n'en avait aucun) mais pour des raisons de santé.
"Einstein était végétarien. C'est bien pour ça que les théories de la relativité restreinte et générale sont un peu simplistes...Tu ne trouves pas?" Ah bein oui, c'était vraiment une bite cet Albert. D'ailleurs, toi qui manges de la viande et qui est si intelligent tu as du pondre une théorie en physique,non?
"Perso, je vois un peu les végétariens comme des intégristes de la nourriture." Oui, végétarien = Al Kaïda de la bouffe
"Végétarien c'est ridicule !!!!
Pensez-vous à la souffrance des légumes ? Après tout ce sont des êtres vivants aussi ! Non mais franchement, vous connaissez la chaine alimentaire ? Eh bien l'homme doit manger des légumes des poissons ET de la viande ! De même que certains animaux mangeur d'hommes eux ne se posent pas la question de savoir si vous souffrez ou non l'essentiel c'est de se nourrir !!! Donc MORTS AUX VEGETARIENS !!!!" Je ne préfère pas commenter, ce serait trop long!
"Enfin bon, soit les bêtes soufrent, mais rien ne veau un bon bout de steak ou une tranche de jambon.
Sur ce, je vais allé faire des courses." Le monde va mal mais bon c'est la vie, allez reprends du saucisson, tu peux jeter l'emballage par terre aussi, au point où on en est.
"Tiens mais j' y pense : quand j' étais petit, pour qe je devienne un grand gamin en pleine forme et résistant aux microbes, ma mere me faisait manger, 2 ou 3 fois par mois un steak de cheval et du foie de je sais plus quoi.....30 ans plus tard, jamais malade le gamin, sait pas ce que c' est qu' une grippe ou quoi que ce soit......merci maman" Oui, c'est sans doute l'unique raison pour laquelle tu es en bonne santé! N'évoquons surtout pas d' autres facteurs ce serait totalement inutile.
21 août 2008
J'abhorre l'équitation
Si vous êtes comme moi et que vous ne boy/girlcottez pas les JO, vous pouvez voir sur vos écrans des épreuves d'équitation.
Je déteste ces exercices de soumission ridicules, où l'homme doit prouver son statut de dominant sur l'animal. Tu m'étonnes que certains deviennent fous et projettent les cavaliers au sol. Sautez les vous-même vos putains d'obstacles et laissez les chevaux tranquilles...
08 août 2008
Christian le Lion
Mes chers confrères et consoeurs,
j'ai envie de vous faire partager cette petite vidéo sympatoche (qui dit encore sympatoche?!) qui n'apprend pas grand chose sur les lions mais qui est un joli exemple d'affection entre l'Homme et l'animal et qui met du baume au coeur!
Mais n'allez pas croire que tous les lions vont vous sauter dans les bras et vous lécher le visage. Ils vous lècheront peut-être le visage mais une fois que vous serez décédés!
Notez que Christian est un très joli prénom pour un Lion, rien à voir avec Simba ou Mufasa qui sont vraiment des noms ridicules pour des félins...
Edit : Finalement j'ai réussi à poster la vidéo directement!

